Pose de portique en site urbain
Conjuguer sécurité et limitation de la gêne à l’usager : un objectif prioritaire
19,85 mètres de large, 6 mètres de haut, près de 2 tonnes, le portique de signalisation affectant les 5 voies de la RN 186 - entrée sur l’A 86 et traversée de Bobigny - fait partie des mobiliers de signalisation verticale les plus imposants. “Cette section supportant un très fort trafic de jour, il était indispensable d’intervenir de nuit afin de limiter au maximum les risques d’accident et la gêne à l’usager”, explique Roland Py. Et ce d’autant plus que les techniques de fabrication et de montage développées permettent aujourd’hui d’effectuer ces travaux sous circulation en neutralisant en l’espèce seulement 2 voies sur 5. “L’ensemble de la structure est montée sur le bas côté des voies et seule l’opération de levage nécessite un arrêt de la circulation. Au total moins de 5 minutes d’interruption pour un chantier global de 6 heures.” Et c’est en effet sous les yeux étonnés de 3 automobilistes qu’à 2 heures du matin la masse impressionnante du portique s’est élevée pour s’ajuster parfaitement sur ses fondations préparées quelques jours auparavant. “Garantir la sécurité des usagers, assurer celle des opérateurs, respecter les contraintes des concessionnaires très nombreux en site urbain, l’ensemble de ces priorités nécessite une programmation minutieuse du chantier, poursuit Roland Py. Les normes de balisage de chantier doivent nécessairement être adaptées à une configuration un peu particulière : voie très large, ligne droite favorisant la vitesse surtout de nuit, situation en site urbain. Aussi, outre les panneaux réglementaires, restriction de circulation, B 21, AK5, etc., nous nous mettons dans la situation d’un usager afin de prendre en compte ses réactions éventuelles et adapter notre signalisation de chantier au cas par cas.” C’est ainsi que 8 portiques ou potences du même type ont pu être implantés récemment par la DDE 93 pour le plus grand confort des usagers et sans que les riverains n’aient eu conscience que des chantiers de cette envergure s’étaient déroulés sous leurs fenêtres.